Planche apéro la plus longue : record battu !
Le 8 juillet, le record de la plus grande planche apéritive du monde a été battu sous l’impulsion de la marque Michel et Augustin. Dans les coulisses, en soutien, des artisans de la boulangerie et de la charcuterie. Longueur 240 m !
Il y a eu bien des péripéties. La tentative initiale de battre le record était prévue le 25 juin avenue de Breteuil (Paris), devant les Invalides ; elle a été décalée au 8 juillet en raison de la canicule. Il était prévu que le défi soit relevé sur place, en direct... Mais « la condition était qu’il fasse moins de 30°C », évoque l’une des organisatrices ; la météo indiquait plus : « nous avons dû tout réinventer en 48 heures. » Ainsi, pour des raisons de bonne conservation des aliments, les mesures du record ont eu lieu le matin du 8 juillet dans les locaux climatisés du siège de Michel et Augustin, à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine).
Avec 480 planches alignées sur environ 240 mètres de long et 500,6 kg de produits… le défi a été relevé (contre 468 kg pour le précédent record, détenu par les Américains depuis septembre 2024) ! Le record a été officiellement validé à 20h15 par la juge-arbitre officielle de Guinness World Records devant plus de mille consommateurs, journalistes et influenceurs. Parmi eux, on croisait aussi bien Arnaud Montebourg - venu sans son miel -, que la comédienne Chantal Ladesou ou encore la Maire du 7e arrondissement Rachida Dati.
Partenaire de l’opération, la Confédération nationale de la boulangerie-pâtisserie française s’est mobilisée afin d’apporter un élément incontournable pour accompagner fromages AOP et charcuteries : le pain. Les maisons parisiennes Bergeron et La Pompadour ont fourni 700 baguettes de tradition. « Nous sommes capables de répondre à ce genre de demande », explique Clément Buisson, de la boulangerie La Pompadour. « La pâte avait été faite la veille ; nous nous y sommes mis vers midi pour une livraison vers 14 heures. » La filière des charcuteries françaises était représentée par la FICT*, qui regroupe plutôt des industriels, mais était incarnée en chair et en os par Alexandre Bigot, qui travaille chez l’éleveur-artisan Pierre Oteiza (boutiques dans le Pays basque et à Paris), une entreprise qui est aussi adhérente de la CNCT** et de la CFBCT***.
« Il ne restait plus que 25 porcs basques dans les années 80, versus 250 000 cochons avant la 1e guerre mondiale ; aujourd’hui c’est une filière de 72 éleveurs, soit 6000 porcs qui passent a minima 15 mois en plein air », explique celui qui fait aussi partie de l’académie française des jambons secs.
Après le record de la plus longue baguette du monde à Suresnes (en 2024), celui de la plus grande planche apéro du monde (le 8 juillet), Michel et Augustin s’attaque à un nouveau défi : inscrire le moment de l’apéritif au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO.
*Les entreprises françaises de charcuterie traiteur
** Confédération nationale des charcutiers-traiteurs
***Confédération française de la boucherie, boucherie-charcuterie, traiteurs