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Santé mentale des salariés - Des petites actions... beaucoup d’effet !

, mis à jour le 29/06/2026 à 13h31
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Le groupe XEFI mise sur le bien-être de ses salariés avec son programme Santé-Sport depuis 2012.

Un salarié sur deux est en situation de détresse psychologique, un niveau alarmant et inédit depuis le Covid. Un fait qui devrait pousser les entreprises à repenser leurs pratiques et politiques de prévention.

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Christophe Nguyen, psychologue du travail et président co-fondateur du cabinet Empreinte humaine.

La notion de « détresse psychologique » chevauche à la fois des symptômes de dépression et d’épuisement ; lorsqu’elle n’est pas traitée, elle risque d’entrainer des problèmes de santé plus graves tels que diverses maladies psychosomatiques, hypertension artérielle, différents troubles anxieux, etc. Avec un salarié sur deux dans cette situation (dont 16 % en détresse psychologique élevée), le 16e Baromètre Empreinte Humaine/Ipsos BVA révèle et confirme qu’en 2026 cet état s’installe chez les salariés. « C’est le score le plus haut jamais mesuré, qui correspond au point culminant du deuxième confinement », pointe Christophe Nguyen, psychologue du travail et président du cabinet Empreinte humaine. La répétition de cette problématique fait qu’elle s’accentue. Nous pouvons donc prédire que cela va peser sur nos comptes sociaux, sur la productivité... » Seulement 11 % des salariés travaillent dans un climat de sécurité psychologique élevée.

Des conditions de travail dégradées

83 % des salariés en situation de détresse psychologique établissent un lien direct entre leur état et leur activité professionnelle (les jeunes de moins de 30 ans, les femmes et les employés figurent parmi les catégories les plus exposées). Près d’un tiers des salariés sont en risque de burn-out (dont 11 % dans une situation sévère). En parallèle, plus de la moitié des répondants estiment disposer de moins en moins de temps pour réaliser un travail de qualité (taux de 40 % dans les TPE). Le sentiment de ne plus avoir prise sur son activité s’installe également : 60 % des salariés disent se sentir réduits au rôle de simples exécutants (48 % des salariés dans les TPE). « On constate une accélération du rythme de travail, une exigence de quantité au détriment de la qualité, du non-sens ou un manque de finalité dans le travail… Comment on en parle, ressenti de la charge… il y aurait beaucoup de choses à faire », note Christophe Nguyen. 

Reconnaissance et libération de la parole

« La reconnaissance est un levier qui n’est pas suffisamment exploité dans le management en France », poursuit le psychologue du travail. Les salariés ont besoin de choses tangibles : consultation avant la prise de décision (souhaitée par 70 % des salariés), remerciements spontanés, feedback, aménagement flexible du temps de travail… Des pratiques plutôt simples à mettre en œuvre ! Pour la première fois, le baromètre s’intéresse en outre à l’impact des fragilités personnelles sur la santé mentale au travail et révèle qu’elles ne restent pas à la maison. Plus de six salariés sur dix jugent que leur entreprise les sous-estime, tandis qu’une majorité craint que le fait d’en parler puisse freiner son évolution professionnelle (59 %). Pourtant, lorsque les salariés se sentent libres d’exprimer leurs difficultés sans crainte, les indicateurs de bien-être progressent nettement et les risques de détresse psychologique diminuent.  « Les entreprises doivent inventer de nouvelles façons d’aborder les sujets de santé mentale (l’État ne peut pas tout et va se désengager), prévient Christophe Nguyen. En France le système est à revoir, il doit être davantage dans le préventif que dans la réparation des risques psychosociaux. »

« Il faut remettre de l’affect au travail »

Auditionnée par la mission d’information sur la souffrance psychique au travail du Sénat, le Dr. Frédérique Nassoy-Stehlin, médecin du travail et vice-présidente de la section santé publique au Conseil National de l’ordre des médecins, a appelé à « remettre de l’affect au travail pour que les gens puissent s’accomplir ». Elle a rappelé que certains critères de Gollac* étaient retrouvés « systématiquement » chez les salariés qui viennent la voir : manque d’autonomie au travail, manque de sens, injonctions contradictoires, surcharge de travail, charge mentale…  

*Les critères de Gollac désignent six grandes familles de facteurs de risques psychosociaux (RPS) au travail identifiées dans le rapport dirigé par le sociologue Michel Gollac (2011). 

> 22 % des travailleurs sont en mauvaise santé mentale en début d’année 2026, soit près de 6 millions de personnes.

> 86 % des salariés bénéficiant d’un plan de prévention complet estiment que cela a permis une amélioration de leur santé mentale.

(Source : Baromètre Santé mentale & QVCT 2026 Qualisocial x Ipsos-BVA janvier 2026).

> Le taux d’absentéisme en France s’établit à 4,3 % en 2025 (soit une hausse de 25,5 % par rapport à 2019). 

>Les troubles psychologiques (dépression et burn-out en particulier) représentent désormais la première cause des arrêts de plus de 30 jours (37,8 % ; une augmentation de 25 % par rapport à 2020).

>La moitié des salariés concernés n’ose pas aborder le sujet en entreprise.

(Source : Baromètre annuel sur l’absentéisme Malakoff Humanis/Ifop, juin 2026).

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