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BATIMAT by PBS

Facturation électronique – Un petit pas potentiellement grand pour les artisans

, mis à jour le 14/09/2026 à 15h04
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Depuis le 1er septembre 2026, toutes les entreprises, y compris les micro-entreprises, doivent pouvoir recevoir des factures électroniques. L’obligation d’émission commencera le 1er septembre 2027 pour les TPE et PME. Pour les artisans, l’enjeu dépasse largement le changement de format : c’est une partie de la gestion de l’entreprise qui se numérise.

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Le 1er septembre 2026, premier jour de l’effectivité de la réforme, 66 % des entreprises du « cœur de cible » avaient déjà choisi leur plateforme agréée, selon Bercy. Face à cette réalité crue d’un « cœur de cible » qui lui-même n’est pas au niveau au jour J, le Ministère regarde la réalité en face : « la priorité est désormais d’accompagner la mise en route de la réforme, sans aucune sanction pour aucune entreprise en 2026. » À mi-septembre, le chantier est donc lancé, et les petites entreprises ne sont pas encore au bout du chemin. La priorité est pour elles de choisir une plateforme agréée par l’État (qui enregistre leur adresse dans l’annuaire officiel et reçoit les factures de leurs fournisseurs à leur place), de préparer leurs logiciels et leurs données. Cela peut néanmoins les amener à se poser des questions un peu plus « chronophages ».

Une facture qui devient de la data

La facture électronique n’est pas un PDF envoyé par mail ; c’est un document contenant des données structurées exploitables automatiquement par les logiciels comptables (comme le Factur-X*). Elle doit passer par une plateforme agréée, qui la transmet au bon client et extrait les informations nécessaires à l’administration fiscale. Le changement est plus profond qu’il n’y paraît. L’entreprise doit ainsi fiabiliser son fichier clients, notamment les identifiants et les coordonnées de facturation, et organiser ses données de facturation dans un environnement… numérique. Derrière la facture, se met ainsi en place une véritable chaîne dématérialisée : création de la facture, transmission, réception, suivi de son statut, conservation des données, e-reporting (transmission à l’administration des données de transactions qui ne transitent pas par une facture, comme les ventes aux particuliers)… L’artisan a donc l'opportunité de transformer une obligation fiscale en outil de gestion administratif et commercial. À condition de se plonger dans le sujet et d’en parler avec un référent (chambre consulaire, comptable, confrère expérimenté…).

Gratuit pour la conformité, payant pour les services

Plusieurs plateformes agréées proposent une offre gratuite aux petites entreprises (Indy,Tiime, Pennylane pour les micro-entreprises uniquement). Le réseau des Chambres de métiers et de l’artisanat conseille quant à lui Abby, un outil de gestion et de facturation agréé sécurisé avec une formule de base gratuite (émission illimitée de devis et de factures personnalisables, suivi simplifié de l’activité, encaissement par carte bancaire, relances automatiques de factures impayées, etc.). « Nous savons que les artisans attendent des solutions qui simplifient leur quotidien et leur permettent de maîtriser leurs coûts. C'est précisément l'ambition de cette nouvelle solution », pose Joël Fourny, président de CMA France. Pour une TPE, le choix d’un outil a des conséquences qui vont au-delà de la seule émission des factures. L’abonnement devient intéressant si l’entreprise veut davantage : comptabilité automatisée, intégration avec son logiciel de gestion ou celui de l’expert-comptable, suivi financier, gestion des achats ou automatisation de certaines tâches… Pour un artisan, le bon calcul consiste donc à comparer le prix de l’abonnement au temps administratif réellement économisé.

*Format de facture électronique particulièrement intéressant pour les TPE-PME parce qu’il fait le lien entre le PDF - que l’humain peut lire - et les données structurées que les logiciels peuvent traiter automatiquement (la facture ressemble à ce que connaît l'entrepreneur).

Pour vous aider :

>Un conseiller CMA est joignable pour répondre à vos questions ; numéro unique : 3006.

>Un espace dédié sur impots.gouv.fr

>Un guide pratique de démarrage

>Un numéro d’assistance téléphonique : 0 806 807 807 (service gratuit, hors coût de l’appel à voir selon votre forfait) ; vous pouvez aussi contacter votre centre des impôts.

Le manque à gagner de TVA dû à la sous-déclaration des entreprises est estimé entre 6 et 10 milliards d’euros. En donnant à l’administration une vision quasi temps réel des transactions, la facturation électronique vise à combler ce gouffre. 

(Sources : DGFiP/INSEE, septembre 2024 ; Avalara).

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