Arrêt de travail : leur durée limitée à partir du 1 er septembre
La durée des arrêts de travail sera plafonnée à partir du 1er septembre à 31 jours pour la première prescription ; chaque prolongation d’arrêt ne pourra pas dépasser 62 jours. Le gouvernement veut lutter contre l'augmentation des arrêts de travail qui a atteint +10 % entre 2029 et 2024
La durée des arrêts de travail sera plafonnée à partir du 1er septembre apprend-on auprès de la direction de la communication du Premier ministre. Le décret du 12 juin 2026 avait en effet crée l’article R.162-1-7-1 au code de la sécurité sociale qui limite la durée des arrêts et des prolongations prescrits à compter du 1er septembre 2026 : la durée d’un arrêt maladie ne pourra plus dépasser 31 jours (pour la première prescription) ; chaque prolongation d’arrêt ne pourra pas dépasser 62 jours. (sauf à Mayotte). Les professionnels de santé prescripteurs concernés sont les médecins, les sages-femmes et les chirurgiens-dentistes. Il sera possible de prolonger l’arrêt maladie au-delà de la durée plafonnée si le professionnel de santé estime que l’état de santé du salarié le nécessite. Lorsqu'elles existent, les recommandations établies par la Haute Autorité de santé devront être prises en considération.
Cette prolongation pourra être effectuée par : le médecin prescripteur de l’arrêt initial ; le médecin traitant ; la sage-femme ; le chirurgien-dentiste.
Le salarié peut aussi demander la prolongation de son arrêt de travail par un acte de télémédecine (téléconsultation, télésurveillance...) mais en suivant les strictes conditions indiquées à l’alinéa 3 de l’article L6316-1 du code de la santé publique qui disent en résumé que les actes de télémedecine portent sur 3 jours d'arrêt ou de prolongation sauf cas particuliers
Une histoire d'économies
Au mois d'avril 2026 le ministère de la Santé avait produit un rapport sur la hausse continue des arrêts de travail (hors covid) entre 2019 et 2024. L'idée est donc de mettre la pression sur les comportements abusifs tout en travaillant sur la prévention Entre 2019 et 2024, le nombre de ces arrêts a augmenté de 10 %, pour atteindre 9,1 millions d’arrêts indemnisés. En 2025, les dépenses d’indemnités journalières s’élèvent à 17,9 milliards d’euros, en hausse de 7 milliards d’euros depuis 2016. Depuis 2024, plusieurs mesures ont été engagées : encadrement des arrêts prescrits en téléconsultation, sécurisation des formulaires d’arrêt, renforcement des contrôles des assurés et des prescripteurs, et intensification de la lutte contre la fraude.