Nouvelle Aquitaine : 43 % des artisans en situation financière critique

, mis à jour le 02/02/2026 à 08h44
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banque

Normalement, il fait bon vivre en Nouvelle Aquitaine. Ce n’est pourtant pas ça qui saute aux yeux à la lecture du sondage réalisé par la CMA Nouvelle Aquitaine  auprès de 2268 personnes et  au périmètre de 515 entreprises artisanales du territoire. Et là un chiffre-clé vous revient en tête : "43", comme 43%  seulement des artisans néo-aquitains confiant en l’avenir de leur entreprise et quasi 43% des artisans qui déclarent une situation financière critique

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Seule les jeunes entreprises de moins de 3 ans se montrent plus optimistes (59% des entreprises se déclarent confiants ou très confiants) 

Pourquoi les entreprises plus anciennes ont-elles moins le moral ? Peut-être parce qu’elles ont connu la belle époque celle du pouvoir d’achat… celui-là même qui s’est évaporé . 73% des artisans aquitains citent  d’ailleurs la baisse du pouvoir d'achat des clients comme principale difficulté, constituant de loin le premier frein à l'activité.

La capacité à générer un revenu suffisant reste limitée : 39% des artisans déclarent avoir des difficultés à vivre exclusivement de leur activité. Fou !  43% (42,5%) des artisans déclarent une situation financière critique, avec le secteur de la production particulièrement exposé à 53%, soit plus d’une entreprise sur deux. Sur ces deux artisans sur cinq  se jugeant financièrement en très grande difficulté presqu’un tiers envisage un dépôt de bilan dans les 6 prochains mois. Seuls 5% envisagent de recruter de nouveaux salariés et 4% un ou plusieurs apprentis.

35% des artisans souhaitent se former en 2026, mais 57% n'ont aucun projet  en la matière Seuls 8% prévoient de former leurs salariés.

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La grande majorité des artisans (78%) n’ont pas recours à l’apprentissage, principalement en raison d’une taille d’entreprise jugée insuffisante pour accueillir et former un apprenti. À l’inverse, parmi les entreprises de plus de trois ans, plus structurées, 31% déclarent avoir déjà recruté un apprenti. Le recours à l’apprentissage repose alors avant tout sur une logique de recrutement à long terme et sur la transmission du savoir-faire, identifiées comme les principaux leviers.

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