Congé de naissance : jusqu'à 2 mois de plus pour les 2 parents !
Bienvenue au congé supplémentaire de naissance ! Il va permettre à chacun des deux parents d’ajouter une période d’un ou deux mois de congé. Les salariés pourront en bénéfi cier à compter du 1er juillet prochain, pour les enfants nés ou adoptés à partir du 1er janvier 2026 (ou nés prématurément fi n 2025).
Il y a une baisse de la natalité en France ! Et ce n’est une bonne nouvelle pour personne : ni pour l’apprentissage et donc les CFA, ni pour les artisans qui chercheront plus tard des repreneurs. Pour encourager les salariés à se lancer dans la parentalité, le législateur a donc imaginé le congé supplémentaire de naissance. Et il ne s’agit pas de trois jours en plus, mais bien d’ajouter une période d’un ou deux mois de congé indemnisé, pour l’homme comme pour la femme.
Chaque parent pourra prendre ce congé simultanément ou en alternance avec l’autre, fractionnable en deux périodes d’un mois. Bon, ça ne va pas être simple à gérer dans une TPE !
Côté rémunération, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 précise que l’indemnisation sera dégressive :
• le premier mois sera indemnisé à 70 % du salaire net antérieur ;
• le second mois à 60 % du salaire net antérieur, le tout dans la limite du plafond mensuel de la Sécurité sociale (4 005 € au 1er janvier 2026).
Qui peut en profiter… et quand ?
Ce congé sera accessible à partir du 1er juillet 2026, après la publication des décrets d’application. D’ores et déjà, tout parent d’un enfant né ou adopté à compter du 1er janvier 2026, ou né prématurément fin 2025 mais dont la naissance était prévue initialement après le 1er janvier, pourra y recourir, sous réserve de remplir les conditions d’ouverture de droits. Attention : ce droit devra être exercé dans un délai maximum de neuf mois à compter du 1er juillet 2026, même si l’enfant est né le 13 janvier. Par la suite, ce délai de neuf mois commencera à la date de naissance de l’enfant. En clair :
• si l’enfant est né le 13 janvier 2026, la date limite pour mobiliser ce congé sera le 31 mars 2027 ;
• si l’enfant est né le 15 juillet 2026, la date limite sera le 15 avril 2027.
La loi prévoit bien entendu des cas exceptionnels de “rallonge” (congé de maternité lui-même prolongé, naissances multiples, etc.). De son côté, le site www.ameli.fr précise que ce congé bénéficiera « à l’ensemble des assurés actifs répondant aux conditions d’ouverture de droit à la suite d’une naissance ou de l’accueil d’un enfant (salariés, travailleurs indépendants, agents contractuels de droit public, artistes-auteurs, etc.) ». Les assurés des régimes spéciaux – les fonctionnaires, militaires, etc. – bénéficieront eux également de ce congé supplémentaire.
À quel moment faudra-t-il prévenir l’employeur ?
Les parents souhaitant bénéficier de ce congé devront informer leur employeur au moins un mois avant le début du congé, en précisant la date de départ souhaitée et sa durée. Autant dire que cela ne laisse pas beaucoup de temps à l’employeur pour s’organiser… Il faudra donc s’y attendre ! Ce délai sera toutefois réduit à quinze jours lorsque le congé supplémentaire de naissance fait immédiatement suite au congé de paternité et d’accueil de l’enfant ou au congé d’adoption. Si la durée souhaitée est de deux mois, le salarié devra indiquer si cette période est fractionnée ou non.
Le cumul des congés
Selon la Sécurité sociale, ce nouveau congé ne peut pas être pris
en même temps que la prestation partagée d’éducation de l’enfant
(PreParE), laquelle indemnise notamment la prise d’un congé parental
d’éducation. En revanche, les deux prestations pourront être prises
successivement. L’indemnisation du congé supplémentaire de naissance
ne pourra pas non plus être cumulée avec :
• le complément de libre choix du mode de garde pour le même
enfant ;
• l’allocation journalière de présence parentale ;
• l’allocation journalière de proche aidant ;
• les indemnités journalières maladie ;
• les indemnités journalières de maternité, paternité ou d’adoption ;
• les indemnités journalières d’accident du travail ou de maladie
professionnelle ;
• les allocations-chômage.