Présidentielle 2027 - Les TPE réclament des réponses concrètes
Pouvoir d’achat, fiscalité, emploi : à moins de six mois de l’élection présidentielle, les patrons de très petites entreprises attendent des engagements clairs. Selon le dernier Baromètre des TPE de Fiducial*, 90 % d’entre elles n’ont plus confiance dans les mesures économiques du gouvernement.
Le climat économique et politique pèse lourdement sur les petites entreprises. Avec comme principaux freins la hausse des prix (pour 84 % d’entre eux) et le coût de l’énergie (pour 83 %), mais aussi les lourdeurs administratives et le manque de visibilité. À l’approche de la présidentielle de 2027, les dirigeants de TPE expriment leur lassitude et réclament des mesures capables de répondre à leurs difficultés quotidiennes.
Une confiance au plus bas, des perspectives assombries
La défiance envers l’exécutif atteint un niveau record : 90 % des patrons interrogés ne font plus confiance aux mesures économiques d’Emmanuel Macron et de son gouvernement, soit sept points de plus qu’au deuxième trimestre 2026. Dans le même temps, seuls 10 % se disent optimistes quant au climat général des affaires, en chute de 16 points. L’optimisme concernant leur propre activité tombe à 35 % (- 19 points). Leurs difficultés financières s’aggravent également, avec 44 % des TPE concernées (+ 11 points en un trimestre). Face à cette situation, 77 % des dirigeants préfèrent attendre une meilleure visibilité politique, sociale et économique avant d’investir ou d’embaucher.
Un fossé entre économique et politique
Les chefs d’entreprise doutent aussi de la capacité des candidats à l’élection à les comprendre. 83 % d’entre eux estiment que les candidats et leurs partis ne saisissent pas suffisamment les enjeux des TPE. Pour 79 %, leurs préoccupations sont insuffisamment prises en compte, tandis que 77 % déplorent l’absence de programmes clairement définis sur les sujets majeurs. Cette défiance nourrit la lassitude et 84 % d’entre eux se disent fatigués par l’actualité économique et politique tandis qu’ils sont 70 % à considérer que la compétition politique et les multiples candidatures nuisent au traitement des questions de fond. Les élus locaux restent toutefois un relais privilégié, avec 63 % de confiance, loin devant les partis politiques (15 %) et les parlementaires (22 %).
Les priorités des TPE
Les attentes des patrons sont clairement identifiées : le pouvoir d’achat et les salaires arrivent en tête (52 %), suivis de la fiscalité des particuliers et des entreprises (51 %), à égalité avec la croissance, l’emploi et le chômage (51 %). Certaines propositions recueillent déjà une forte adhésion : 87 % sont favorables à une règle d’or sur le budget de l’État et à une retraite tenant compte de la pénibilité ; 83 % soutiennent un grand plan d’aide donnant la priorité aux TPE-PME. Pour les petites entreprises, l’heure n’est plus aux promesses générales. Dans une économie sous tension, elles attendent des engagements lisibles, financés et applicables. La capacité des candidats à leur apporter des réponses crédibles pourrait peser lourd dans leur jugement en 2027.
*Baromètre des TPE (85e vague), enquête trimestrielle menée par l’IFOP pour Fiducial, octobre 2026.
>5 % des dirigeants de TPE ont confiance dans les perspectives de l’économie française (contre 13 % en août).
>8 % de ces dirigeants ont confiance dans l’économie mondiale (- 5 points).
>87 % des dirigeants de TPE envisagent de maintenir leurs effectifs (+ 6 points), 7 % prévoient de les augmenter et 6 % de les réduire (- 4 points) dans les 12 prochains mois.
(Source : La grande consultation des entrepreneurs, enquête d’OpinionWay pour CCI France, septembre 2026).
88 % des artisans ayant utilisé les services des CMA se déclarent satisfaits de l'accompagnement reçu.
(Baromètre Viavoice pour CMA France, juin 2026).