Les artisans ne sont pas vraiment des fainéants : la preuve !
Le 3 juin 2026, les services statistiques du ministère du travail (Dares) ont publié deux études portant sur le travail le dimanche et le travail de nuit. Les artisans dont davantage concernés que les salariés par ces horaires de travail atypiques.
Si le principe de l’interdiction de travailler plus de six jours consécutifs est inscrit dans le code du travail, le jour de repos n’est pas nécessairement le dimanche ; des exceptions, temporaires ou permanentes, et soumises ou non à autorisation, sont pratiquées. Ces exceptions peuvent aussi s’appliquer à certaines zones géographiques. Si 23,2 % des actifs ont travaillé au moins un dimanche au cours d’une période de quatre semaines consécutives (- 1 point par rapport à 2024), le taux s’élève à 39,2 % parmi les indépendants, contre 20,7 % parmi les salariés (35,1 % des artisans, commerçants et chefs d’entreprise ont travaillé au moins un dimanche dans l’année). Les secteurs d’emploi les plus concernés par le travail le dimanche sont sans grande surprise l’agriculture (54,3 %), l’hébergement et la restauration (47,3 %) et la santé humaine (43,2 %). Suivent la fabrication de denrées alimentaires, de boissons et de produits à base de tabac (27,6 %), le transport et l’entreposage (23,6 %). Les femmes sont légèrement plus nombreuses que les hommes à travailler le dimanche (+ 1 point).
Le travail de nuit
L’étude de la Dares repose sur la plage horaire qui définit le travail de nuit dans l’enquête emploi de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), soit de minuit à 5 heures du matin (ce qui diffère de la définition juridique). 10,9 % des actifs en emploi travaillent au moins une fois de nuit au cours d’une période de quatre semaines consécutives (stable par rapport à 2024). Le taux s’élève à 13,1 % parmi les indépendants (+ 1 point), contre 10,6 % parmi les salariés (il est de 12,1 % pour les artisans, commerçants et chefs d’entreprise). Le travail de nuit est particulièrement répandu dans les secteurs professionnels suivants : la fabrication de denrées alimentaires, de boissons et de produits à base de tabac au moins une fois sur un cycle de quatre semaines (28 % des salariés) ; le transport et l’entreposage (24,8 %) ; la santé humaine (17,5 %) ; l’hébergement et la restauration (16,4 %). Les hommes sont cette fois près de deux fois plus nombreux que les femmes à travailler de nuit.
(Sources : Veille Artisanat de CMA France ; site Vie publique de la Direction de l’information légale et administrative - DILA)
Certains avantages des horaires décalés
>Une circulation fluide ; des périodes libres dans la journée ; primes ou compensations selon les métiers ; parfois plus d’autonomie dans l’organisation.
Les inconvénients potentiels
>Troubles du sommeil/augmentation de la somnolence ; perturbations métaboliques ; problèmes de santé (stress, anxiété, troubles de l’humeur ; parfois des maladies cardiovasculaires).