Le gouvernement prévoit de la casse dans les CFA et propose d'ores et déjà se charger des victimes collatérales de sa chasse aux sorcières. Ainsi, en cas de défaillance d’un centre de formation d’apprentis, les services des ministères du Travail (mionistre : Jean-Pierre Farandou), de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur (Ministre de l'Enseignement : : Philippe Baptiste ) annoncent la mise en place une cellule de gestion de crise pour accompagner les jeunes scolarisés dans ces établissements, et leurs employeurs s’ils sont en situation d’apprentissage. Ils peuvent solliciter des informations à l’adresse suivante : [email protected]. En fonction des situations, "les services de l’État pourront orienter les étudiants concernés vers d’autres acteurs afin d’assurer la continuité de leur formation." Cette cellule aura également vocation à assurer "une mission de veille et de centralisation des informations afin d’anticiper les défaillances, qu’elles soient liées à des contrôles ou au contexte économique des centres de formation." Oui parce que des contrôles il y en aura de plus en plus ...
Les contrôles Incognito
Il sera désormais possible de refuser la création de centres de formation d’apprentis ne disposant pas de locaux adaptés. Les contrôleurs pourront infliger des amendes administratives et utiliser une identité d’emprunt pour leurs enquêtes. Attention aux visites mystères ! Le ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a présenté les actions menées par son ministère en matière de régulation par la qualité, notamment dans le cadre du projet de loi régulation de l’enseignement supérieur privé à venir, qui créera de nouvelles exigences pour les organismes de formation qui souhaitent être présents sur Parcoursup et porter des formations reconnues par le ministère. Les travaux portent également sur la réforme de la certification Qualiopi en lien avec le Ministère du Travail, avec comme objectif de renforcer les critères de qualité pédagogique des formations.
Brigands, charlatans, transparence
Au micro de l' Assemblée nationale ( lire ci-dessous) Jean-Pierre Farandou n'y est pas allé avec le dos de la cuiller en déclarant que les jeunes "sont les premières victimes. Ils pensent se former et se préparer à la vie active mais, en réalité, ils se trouvent face à des charlatans qui détournent l’argent public" et veut leur donner des moyens pour se défendre contre " des brigands de la formation" avant d'ajouter que "si ce texte est adopté, nous pouvons espérer un recouvrement de l’ordre de 1 à 2 milliards d’euros rapidement et, à moyen terme, de 3 milliards."