Artisane... Quand 69 % des femmes doivent se justifier

, mis à jour le 07/12/2025 à 12h48
Image
artisane

Pour nombre d’interlocuteurs, de clients  de collègues se retrouver face à une femme « artisan » dans les secteur du BTP ou du paysage cela reste une curiosité puisque 69 % d’entre elles déclarent devoir se justifier selon une étude IRIS-ST, l'OPPBTP, CAPEB et CNATP auprès de  360 répondantes. 

Partager sur

Plus de la moitié (56 %) déclarent avoir déjà vécu des situations où un interlocuteur s’est adressé à un collègue masculin, voire à leur conjoint, plutôt qu’à elles. Parmi les répondants, les hommes donc , (160) , la moitié indique que le management par une femme apporte une approche différente. Sur l'ensemble des répondants, près de la moitié a déjà recruté une femme dans son entreprise. 

Selon le communiqué notamment de la Capeb « les bénéfices de la mixité sont tangibles : les employeurs constatent dans les équipes mixtes une plus grande attention portée aux conditions de travail, des comportements plus soignés et une attitude plus bienveillante et protectrice entre collègues. ». Les pistes d’amélioration sont nombreuses surtout quand on apprend que «  Parmi celles ayant été enceintes au cours de leur carrière, 22 % ont écourté leur congé maternité et repris le travail, pour la plupart plus d’un mois avant la date prévue, qu’elles exercent sur les chantiers ou dans les bureaux et 9 % déclarent même ne pas avoir pu bénéficier de leur congé maternité, principalement en raison de la gestion de l’entreprise, de l’absence de relais ou d’une volonté personnelle de reprendre rapidement leur activité. »

Les réactions...

"Les résultats de cette étude sont édifiants. Ils révèlent que nous avons encore beaucoup de progrès à réaliser collectivement pour faire savoir aux femmes que nos métiers leurs sont ouverts et favoriser au mieux leur intégration. L’enjeu pour notre secteur est de taille au regard du nombre de compétences dont nous allons avoir besoin pour relever les défis environnementaux et sociétaux. La féminisation des métiers est un préalable essentiel à la pérennisation de nos petites entreprises. Je formule le vœu que nous saisissions collectivement des solutions concrètes mises en lumière dans l’étude. », souligne Jean- Christophe Repon, président de la CAPEB. 

 

Pascal Rineau, Président de la CNATP, ajoute : « La présence des femmes dans le BTP et le Paysage est une force, elles apportent souvent un regard neuf et contribuent à la qualité, à la sécurité et à l’innovation sur nos chantiers. Leurs intégrations se déroulent assez naturellement et sans difficulté particulière. Il n’y a donc aucune raison à s’imposer des freins ou des barrières lors du recrutement. La CNATP soutient pleinement cette dynamique, essentielle à l’avenir de nos entreprises. Nos métiers y gagnent quand ils se construisent avec toutes et tous. » 

Paul Duphil Secrétaire général à l’OPPBTP, déclare : « Cette étude confirme un point essentiel : si nous voulons que davantage de femmes rejoignent durablement les entreprises du BTP, nous devons poursuivre l’amélioration des conditions de travail de manière résolue. Les situations rapportées montrent que les infrastructures, l’organisation du travail et les équipements ne sont pas toujours pensés pour accueillir tous les profils. Or, adapter les bases vie, proposer des EPI et des outillages réellement ergonomiques, faciliter la manutention et repenser certains aménagements deviennent indispensables pour rendre nos chantiers plus inclusifs. Au-delà de l’enjeu d’attractivité, c’est aussi une question de performance et de prévention : lorsque les conditions de travail s’améliorent pour les femmes, elles s’améliorent pour l’ensemble des salariés. L’OPPBTP entend poursuivre son rôle d’accompagnement des entreprises pour créer des environnements de travail où chacune et chacun peut exercer son métier en sécurité, avec efficacité et dans le respect. »

Partager sur

Inscrivez-vous gratuitement à nos newsletters

S'inscrire