Essai : pour les pros, Isuzu muscle son D-Max
Présent sur les routes européennes depuis 2003, le D-Max d'Isuzu fait l'objet d'une mise à jour pour gagner en performances. Nouveau moteur, nouvelle boîte et design retouché : nous sommes allés tester le pick-up sur route et en tout-terrain près d’Aix-En-Provence (84).
Sous le capot, le 1,9 L laisse place au RZ4F, un moteur diesel de 2,2 L de 164 ch, pour 400 Nm de couple entre 1 600 et 2 400 tr/min. À 1 000 tr/min, la marque annonce 56 % de couple en plus. Le moteur est associé à une boîte manuelle à 6 rapports ou à une automatique fabriquée par Aisin à 8 rapports, choisie par 80 % des clients. Charge utile d'une tonne, 3,5 t de remorquage, blocage du différentiel arrière de série : le pick-up respecte son cahier des charges. En tout-terrain, il reste agréable à conduire, même sur les sols les plus inclinées. Proposé en trois cabines, il est affiché de 33 000 à 43 800 € HT. La cabine Space, qui pèse 70 % des ventes, échappe au malus et permet de récupérer la TVA.
Un 4x4 fait pour le travail
Artisans, agriculteurs, BTP, pompiers ou encore dépanneurs représentent la majorité des acheteurs en France. « Notre identité, c'est le véhicule commercial, pas la voiture. Le D-Max est polyvalent, mais orienté vers le travail », explique Giacomo Giombetti, chef de produit chez Isuzu. Avec près de 30 % des ventes de pick-up en France, la marque souhaite augmenter sa part de marché « de manière soutenable ». Isuzu propose aussi le D-Max EV, en cabine Space ou double cabine, déjà commandé par Électricité de Strasbourg. Sa batterie de 66,9 kWh offre 263 km d'autonomie en cycle mixte (WLTP), jusqu'à 361 km en ville. Il conserve une tonne de charge utile et 3,5 t de remorquage. « Pour le moment, le diesel représentera au moins 90 % des ventes. L'électrique est une niche, qui va grandir petit à petit », conclut Giacomo Giombetti.