Increvables ! Malgré une vie de stress… 72 % des entrepreneurs prêts à recommencer
Un sondage réalisé par Opinion Way pour le compte du cabinet Rydge révèle les sentiments contradictoires des entrepreneurs. Prêts à recommencer pour les trois quarts "si c’était à refaire" mais pris entre fatigue et doute pour les deux tiers. Leur plus grande fierté, c’est d’avoir résisté aux crises mais quasiment 60 % éprouvent un sentiment de solitude
Ce sont environ 403 entreprises d’un salarié ou plus qu’ Opinion Way a interrogé au mois de mars pour sonder leur moral avec des réponses édifiantes retraitées par le cabinet de conseil Rydge. L’émotion qui prédomine c’est la pression (32 %) suivi de la fierté (25 %) mais doute et fatigue ne sont pas loin. Au final, les sentiments négatifs dominent à 67 % . Et pourtant les chefs d’entreprise seraient prêts à resigner sans hésiter (51 %) si on leur demandait, en faisant différemment pour 21 % de plus (total 72 %). Reste que les sentiments négatifs dominent et Opnion Way/Rydge les dissèque. La pression, on l’a dit, vient en tête et les entrepreneurs de préciser qu’il s’agit d’abord de la pression financière (34 %) suivi de la complexité administrative (27 %) deuxième source négative pour un entrepreneur. La difficulté à recruter complète le podium.
Grands moments de solitude
Le poids de la responsabilité est lourd sur leurs épaules et ce qui pèse le plus reste la survie de l’entreprise pour la moitié d’entre eux suivi de l’impact sur leur famille (21 %) et l’impact de leur décision de dirigeant sur l’emploi des collaborateurs (13 %). Tout ce stress, ses doutes profonds avec qui l’entrepreneur les partagent-t-il ? Sur quelle épaule s’appuyer ? La famille pour la moitié d’entre eux (49 %) tandis que quasi un sur cinq garde cela pour lui (18 %), chiffre qui monte à 27 % quand le chef d’entreprise dépasse les 55 ans. Ces chiffres résonnent avec ceux des sentiments ressentis par les dirigeants face aux décisions importantes à prendre, puisqu’ils se sentent seuls dans 59 % des cas. Pour finir sur une note presque positive : ce qui rend les « patrons » les plus fiers n’est autre que leur propre résilience : avoir résisté aux crises (37 %) devant leur réussite commerciale (23 %), ou d’avoir fait grandir des personnes (21%), créé de l’emploi (18 %).
Incroyable ! La fierté vient donc de sa propre survie, constat qui vient en écho à toutes les réponses autour de la pression subie. Et malgré tout, les ¾ sont donc prêts à replonger !