Fleuriste : elle a gagné la Coupe de France !

, mis à jour le 12/10/2026 à 11h39
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Marie Mangiapanelli au travail pendant la Coupe de France des fleuristes.

Lors de la finale de la 54e édition de la Coupe de France des fleuristes, qui s’est déroulée du 3 au 5 octobre à Reims lors du salon Novafleur, Marie Mangiapanelli a gagné la médaille d’or. Un trophée inspirant pour celle qui a commencé les concours il y a trois ans seulement.

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26 printemps et championne de France

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zoom matériel

« La première fois que je suis allée à un concours, ce fut un échec total mais je suis tombée amoureuse de cet univers, où l’on va au-delà de ce qu’on nous demande en boutique : c’est notre sensibilité et notre art que nous exprimons », explique Marie Mangiapanelli, qui a repris la boutique de sa mère, à Pibrac, il y a un an (Haute-Garonne). En 2026, elle a remporté ce même premier concours qu’elle avait raté, ce qui lui a ouvert les portes de la coupe de France. Les conditions d’entraînement et de préparation de Marie étaient optimums.

La boutique de Maman, creuset de la réussite
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Pendant l'épreuve

La championne a préparé le concours pendant deux mois intenses. Sa mère, salariée de la boutique, a repris les commandes pour laisser du temps à sa fille. « J’ai beaucoup travaillé en binôme avec notre apprenti ; il m’a beaucoup aidée pour les structures », évoque celle qui reconnaît avoir « beaucoup de chance par rapport aux candidats salariés, qui se préparent le soir après le travail. » Marie, qui a aujourd’hui 26 ans, ne connaît que l’entreprise familiale et s’est formée sur les lieux (CAP et BP). « Ça fait neuf ans que je n’ai pas bougé, notre boutique c’est mon milieu naturel ; quand on est bien quelque part, pourquoi aller ailleurs ? » La compétition nationale a rassemblé sept candidats, venus de toute la France, qui se sont affrontés dans six épreuves réparties sur trois journées (plus de 17 heures de labeur). 

Constance et émulation
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Marie Mangiapanelli

Deux sujets étaient préparés par les candidats en amont, et les quatre autres découverts sur place. « J’ai gagné deux épreuves sur six : un sujet semi-libre (préparation du support en avance), et le jardin suspendu, un sujet surprise de quatre heures, le dernier jour. » La championne, qui n’a cessé d’admirer les œuvres des autres participants, a été très surprise de sa victoire. « J’y allais sans espoir… » Le jury semble avoir relevé sa constance : « je n’ai pas eu beaucoup de pénalités. » Chaque épreuve a été évaluée selon des critères d’originalité, esthétiques, techniques, de qualité des finitions, et respect du thème, du sujet et des contraintes imposées. Le jury était présidé par Stéphane Chanteloube (Meilleur ouvrier de France) et composé de Guillaume Lecas (fleuriste et vainqueur de la coupe de France 2025), Roxane Bonny-Limouse (formatrice, designer Végétal et Meilleur ouvrier de France) et Gil Boyard (fleuriste, Meilleur ouvrier de France et directeur artistique). 

Ce titre permet à Marie d’élargir ses horizons. « Je suis dans un village ; cela peut m’ouvrir des portes pour peut-être un jour former moi-même, ou bien faire de l’événementiel un peu loin. » Voire qui sait, dans quatre ans, envisager le concours MOF ? « Ça me titille un peu… », confie la jeune fille, qui revient de cette expérience boostée et inspirée. 

Les résultats

-Médaille d’or : Marie Mangiapanelli, boutique Art Floral, à Pibrac (31)

-Médaille d’argent : Pauline Gaudré, boutique Naturellement fleurs, à Rennes (35)

-Médaille de Bronze : Stéphanie Rigaud, boutique Le Garden, à Avignon (84)

L’entrepreneuriat et les jeunes

Des publications récentes de Bpifrance consacrées à l’entrepreneuriat des jeunes (moins de 30 ans) révèlent que plus d’un jeune sur 2 (56 %) est dans une dynamique entrepreneuriale en 2025 (- 2 points par rapport à 2023), soit près de deux fois plus que les 30 ans et plus. En 2025, la conjoncture économique a fait évoluer la situation professionnelle de plus de 1 jeune sur 3 ; parmi eux, un quart réfléchit à se mettre à son compte. 

Concernant les porteurs de projet de moins de 30 ans, 46 % ont un projet en cours d’élaboration, 34 % l’ayant mis en suspens (par manque de soutien et de financement, principalement). Comme leurs aînés, 35 % souhaitent créer une nouvelle entreprise. 62 % s’orientent davantage vers la reprise d’entreprise (qu’elle soit familiale, leur lieu de travail ou autre). 25 % pensent créer une activité en tant que micro-entrepreneur. Ils sont principalement motivés par un besoin d’indépendance (28 %, soit deux fois plus que les plus de 30 ans) mais redoutent les responsabilités et le stress engendrés par le projet. 1 sur 5 a obtenu un financement (contre 1 sur 7 chez les plus de 30 ans).

La moitié des jeunes estime que le choix de carrière idéal est d’être à son compte. 8 Français sur 10, de tout âge, pensent qu’être entrepreneur apporte de la reconnaissance et de la réussite sociale.

(Sources : Veille Artisanat/Bpifrance : Indice Entrepreneurial Français 2025, Volet jeunes et Indice Entrepreneurial Français 2025 : les jeunes, une génération entrepreneuriale résiliente, audacieuse et mieux armée pour rebondir).

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