CAPEB – Un lifting… et une nouvelle dynamique !

, mis à jour le 05/10/2026 à 14h20
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Le nouveau logo de la CAPEB.

Pour ses 80 ans, la « vieille dame » qu’est la CAPEB s’est offert un lifting - un nouveau logo - qui lui donne un sérieux coup de fouet : en cette fin d’année les initiatives pour porter haut la voix des 526 000 entreprises qu’elle représente ne manquent pas.

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Au salon Batimat, le vaste stand rouge et blanc attire immédiatement l’œil. Comme un symbole de compréhension du présent et de maîtrise de l'avenir, la CAPEB a installé la DeLorean du film Retour vers le futur, qui permettait aux héros de traverser l’espace-temps, à l'entrée de son stand... Et quand on voit l’énergie qui se dégage des lieux, des annonces aux nombreux passages, on se dit que oui, l’octogénaire a décidément pris un sacré coup de jeune !

Un logo parti pour 30 ans
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Jean-Christophe Repon, président, et Christophe Bellanger, vice-président de la CAPEB.

Ancré dans le réel, le nouveau logo révélé le 30 septembre est sans fioriture ; « il exprime quelque chose de plus solide et se suffit à lui-même », pose Jean-Christophe Repon, président de la CAPEB. « Les parties ajourées signifient l’ouverture, nous intégrons les nouveaux arrivants. » L’ancien logo datait de 30 ans. « Le parallélogramme est réinterprété et traverse désormais le nom CAPEB en le projetant vers le futur. Là nous sommes partis pour 30 ans ! », poursuit le président, bronzé et comme rajeuni, lui aussi... 

Le logo a été choisi collectivement. « Des groupes de travail avec des élus du territoire se sont réunis pour parler de la CAPEB, de ce qu’ils espéraient. Une société ensuite a travaillé sur les verbatims », explique Christophe Bellanger, vice-président de la CAPEB. Onze propositions ont été soumises aux groupes de travail, qui ont élagué jusqu’à cinq. « Le conseil d’administration en a choisi trois, qui ont été soumises au vote de plus de 800 membres élus du réseau ». Ce logo est arrivé largement devant, symbole de l'union des forces à l’heure du mécontentement général, après trois années consécutives de recul de l’activité et près de 12 000 emplois détruits en 2026 (entreprises du BTP de moins de 10 salariés). Avec la même méthode « collective », la première organisation professionnelle de France en nombre d’adhérents a élaboré ses propositions à l’attention des candidats à la présidence de la République : « Nous avons travaillé sur 40 propositions, puis 12, qui viennent des votes du conseil d’administration », détaille Christophe Bellanger.

Saturation générale

Les artisans ne demandent pas à vivre durablement d'aides publiques. « Ils demandent les conditions nécessaires pour retrouver de l'activité, investir et embaucher », martèle Jean-Christophe Repon. Ils arrivent au bout de leurs marges de manœuvre et la colère monte. Le 29 septembre, à Batimat, la CAPEB a lancé une pétition (Laissez-nous travailler !) qui priorise trois revendications à court terme pour relancer l’activité : la TVA à 5,5 % pour tous les travaux de rénovation afin de redonner du pouvoir d’achat aux ménages ; une offre combinant véhicule électrique, borne de recharge et financement pour rendre la transition électrique accessible aux artisans ; une REP PMCB* réellement adaptée aux réalités des petites entreprises, avec la gratuité des dépôts et un maillage territorial suffisamment dense pour éviter aux artisans des déplacements et des coûts excessifs. « Si la loi n’est pas mise en application, pourquoi payer la taxe ? À un moment nous allons arrêter… Je ne vois que ça pour avoir une réponse ! », s’insurge Jean-Christophe Repon. « Nous voulons faire partie des décisions. » La pétition  sera adressée au Premier ministre et aux parlementaires à l’occasion de l’examen du budget 2027. Selon ses répercussions, la CAPEB pourrait envisager des opérations de mobilisation allant crescendo.

De l’énergie à revendre
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mélenchon capeb

Lors du salon Batimat, Marine Le Pen, Gabriel Attal et Jean-Luc Mélenchon se sont prêtés au jeu d’un Grand oral. « Les trois ont abordé la problématique du pouvoir d’achat et du logement, qui rentre dans le débat politique », se satisfait Jean-Christophe Repon. Les trente prochaines années seront une période charnière pour les TPME du bâtiment. L’organisation professionnelle travaille avec le prix Nobel d’économie 2025 Philippe Aghion sur la question du logement comme levier économique pour l’ensemble de la société. « Nous voudrions que cela devienne une réflexion de long terme. Le mécontentement actuel des gens part d’un mal-être ressenti là-même où ils devraient être bien : le cocon », explique Jean-Christophe Repon. Le logement ainsi vu sous l’angle de la sobriété (transformation des locaux vacants et construction neuve là où c’est nécessaire). 

Il semblerait d'ailleurs qu’un nouveau souffle ait plané sur les artisans réunis lors de la soirée d’anniversaire parisienne de la CAPEB, le 29 septembre. Une fierté. Cette conviction « de nos différences » et qu’« il faut que nous travaillions sur nos points forts. » Un vent d’optimisme ambitieux, une force pour l’avenir. 

*Responsabilité élargie du producteur pour les Produits et matériaux de construction du secteur du bâtiment.

Même longueur d'onde !

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pétition

La Capeb a lancer une pétition Laissez-nous travailler ! pendant le salon Batimat dont on pourrait dire qu'elle est sur la même longueur d'onde que la couverture du dernier numéro de Zepros Artisans et Entrepreneurs n°7 "Laissez-nous bosser !"   comme le démontre cette image où  journal et communication de la Capeb se côtoient !

 

Pour signer la pétition c'est par ici ! 

La CAPEB en chiffres

>526 100 entreprises, soit 96 % des entreprises du bâtiment comptant moins de 10 salariés.

>Plus de 540 000 salariés. 

>59 200 jeunes apprentis.

>Presque la moitié du chiffre d’affaires du bâtiment (47 %).

>93 CAPEB départementales et 12 CAPEB régionales.

>Au deuxième trimestre 2026, l’activité de l’artisanat du bâtiment reculait encore de 1,5 % sur un an, pour le 13e trimestre consécutif.

>87 % des Français ont expérimenté au moins une difficulté dans leur logement lors des fortes chaleurs de l’été.

>82 % des propriétaires identifient au moins un frein à l’adaptation de leur logement, le coût arrivant largement en tête.

>91 % des Français considèrent que les épisodes de fortes chaleurs vont obliger à repenser la manière dont les logements sont conçus et rénovés.

(Source : Étude OpinionWay pour Sofinco, Sofinscope - septembre 2026)

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