Baromètre : les TPE tirent la langue
D’après le dernier baromètre du Syndicat des indépendants (fin mars 2026), la situation économique des petites entreprises se dégrade. Dans un contexte de ralentissement économique (baisse de la consommation, tensions internationales, hausse des coûts), elles ont du mal à s’adapter.
Au premier trimestre 2026, 63 % des dirigeants interrogés constatent une baisse de leur chiffre d’affaires, 70 % une diminution de leurs marges et 60 % une détérioration de leur trésorerie.
Les charges sociales et fiscales apparaissent comme le principal facteur de blocage : 66 % des dirigeants les identifient comme première tension sur la trésorerie, 55 % comme frein à l’activité et 75 % comme obstacle à l’embauche. Face à cela, les chefs d’entreprise multiplient les arbitrages pour survivre : la moitié renonce à sa rémunération, 29 % retardent le paiement des fournisseurs et 26 % reportent leurs investissements. Malgré une activité parfois présente, le coût du travail limite ainsi le développement des TPE : 63 % des employeurs indiquent qu’ils proposeraient davantage d’heures si celles-ci étaient exonérées de charges. « Les charges ne sont plus seulement un coût, elles sont devenues un verrou qui empêche nos artisans, commerçants et dirigeants de TPE de sortir la tête de l’eau », déclare Marc Sanchez, secrétaire général du SDI. Le climat entrepreneurial se dégrade en effet fortement, avec 92 % des dirigeants exprimant un état d’esprit négatif et 36 % envisageant de cesser leur activité.
Entre baisse d’activité, tensions financières et incapacité à ajuster les coûts, « le système social et fiscal actuel transforme un ralentissement économique en une crise structurelle durable, observe Marc Sanchez. On ne demande pas la charité, mais la possibilité de respirer ».
L’outil « médiation des entreprises »
Le Médiateur des entreprises aide les entreprises à résoudre à l’amiable leurs différends commerciaux grâce à une médiation gratuite, rapide et confidentielle. Dans son bilan 2025, le Médiateur révèle que les demandes de médiation ont augmenté de 10,5 % par rapport à 2024 (2101 demandes en 2025) ; leur taux de succès reste stable (70 %). La plupart des saisines proviennent d’entreprises de moins de 25 salariés (80 %) et la part des entreprises unipersonnelles continue d’augmenter. Les conditions de paiement demeurent le premier motif de litige (27 %), ce qui illustre la persistance des tensions de trésorerie, tandis que les différends avec l’administration progressent (de 7 % à 12 %). Le secteur des services représente le premier foyer de litiges (58,4 %),suivi de l'industrie (19 %) et du commerce (15 %). La médiation des entreprises peut vous aider à traverser une conjoncture tendue.
-Poser une question à votre médiateur des entreprises.
-Si vous rencontrez des difficultés avec votre établissement financier (dialogue, solutions de financement), contactez le Médiateur du crédit aux entreprises (accompagnement rapide et gratuit).